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Histoire du village

Néolithique, 3000-1800 av. J.-C.
Trouvaille «en Vernies» (Verniaz) d'une hache de pierre polie en serpentine.
Il faut bien admettre que notre région, de l'actuel Senarclens, était déjà fréquentée par l'Homme. Il ne peut s'agir d'un hasard qui aurait fait perdre cette hache en Vernies à une époque plus récente car le même phénomène a été constaté à plus d'une douzaine d'endroits de notre canton.
Il est plus que probable que l'homme à la hache de Senarclens, soit venait du nord, soit, plus probablement, qu'il se déplaçait entre nos deux grands lacs, d'Yverdon (act. de Neuchâtel) et du Léman, dont les rives étaient déjà occupées intensivement.
Quoi qu'il en soit, par la hache en serpentine de l'époque de la pierre polie, par le refuge de Brichy, on ne peut que répéter que l'actuel territoire de Senarclens était occupé intensivement si l'on peut dire, depuis l'époque du néolithique et même plus ancienne.

          

                      Galerie Photos

De la fin du néolithique au premier âge du fer, 1800-450 av. J.-C.
Cette époque, qui recouvre dans notre région vaudoise l'âge du bronze et le premier âge du fer, n'a semble-t-il, pas laissé de trace dans la région de Senarclens. Les habitations étaient probablement construites en bois et ont disparu.

Anciens Helvètes, 450-58 av. J.-C.
C'est à cette époque que les Helvetii (Helvètes) occupèrent plus vraisemblablement l'actuelle région vaudoise. C'est du moins ce que nous dit David Viollier. Quant à Louis de Charrière, il qualifie plus précisément les tombes découvertes vers 1837 en «Châtonnaires», à l'ouest du village actuel de Senarclens, soit près de la salle villageoise récemment construite et du cimetière moderne, de tombes d'anciens Helvètes, semblables à celles qui furent mises à jour à Bel-Air, à Cheseaux. Ces tombes, avec des squelettes accroupis, ce qui fut attesté récemment lors du creusage de fosses du cimetière moderne, contenaient aussi des débris d'armures, entre autres des agrafes de ceinturons en très mauvais état de conservation.

Epoque romaine, 58 av. J.-C. à 450 après J.-C.
Les établissements romains et les nombreuses voies romaines qui fleurissent sur l'ensemble de notre pays ont laissé des traces dans la région de Senarclens. Dans le parchet des Condémines, situé sur le plateau qui s'étend au-dessous de la partie supérieure du village actuel, divers vestiges romains ont été mis à jour, entre autres un ex-voto, plusieurs médailles, des débris de tuile et de poterie.

Epoque burgonde, 450 après J. -C.
C'est à l'occident du village actuel de Senarclens, entre le cimetière actuel et le chemin conduisant à La Chaux, que David Viollier fixe sur sa carte archéologique l'emplacement d'un site burgonde. Curieusement, c'est le même endroit que Louis de Charrière qualifie de tombes d'anciens Helvètes. Y a-t-il superposition des deux périodes, ce qui est au demeurant fort possible, ou confusion, il est difficile de le dire. Ce qui est certain, c'est l'apparition des Burgondes, peuple enclin à accepter les us et coutumes des anciens habitants, qui facilita l'adoption du christianisme dans notre pays.

De 450 à 1000 de notre ère
II s'agît pour notre pays du Haut Moyen-Age (534-1032), qui, sauf au début du 2ème millénaire, n'a pas laissé de traces, du moins de traces connues, à Senarclens.
Quant aux familles nobles, sur lesquelles nous aurons à revenir, elles furent au départ, pour ce qui nous concerne, la famille de Senarclens, étroitement liée par les armes à celle de Cossonay, est apparue en 1140 par le chevalier Guichard de Senarclens, puis par Aymon de Senarclens, en 1164.
Cossonay fut l'une des plus importantes baronnies du canton de Vaud et Senarclens en faisait partie.
Louis de Charrière précise encore que Senarclens faisait partie, dès le début, du domaine du château de Cossonay, sauf la part qu'en possédait, depuis une époque reculée, les nobles de Senarclens. Il faut donc bien admettre que la famille de Senarclens existait, aussi, bien avant 1140 et, plus probablement, comme celle de Cossonay, à la fin du Xème siècle aussi.
Une famille, à cette époque, même noble, ne pouvait émerger, si l'on peut dire, d'un instant à l'autre. Des générations, peut-être des siècles, étaient nécessaires pour transformer ce qui fut au départ de solides et intelligents gentilshommes campagnards en chevaliers, voire en seigneurs.

En 1011 - Rodolphe III roi de Bourgogne, petit-fils de la Reine Berthe, établit une charte par laquelle il fit, au couvent de Romainmôtier, une donation considérable de biens situés dans le comté de Vaud, entre autres d'un «manse» à Senerclens. C'est la plus ancienne mention qui soit faite du village de Senarclens, sous son nom actuel ou du moins sous un nom qui s'en approche beaucoup.

En 1140 - La famille de «Senarclens» apparaît pour la première fois, du moins en l'état actuel de nos connaissances, par le chevalier Guichard de Senarclens.

En 1215 - La famille de Rodolphe de Senarclens possédait beaucoup de fiefs à Senarclens et dans les lieux voisins et avait sa maison forte au lieu dit «en Bonde! ». Il restait encore des vestiges de cette maison forte au début de ce siècle. Cette branche des de Senarclens s'est éteinte au début du XVe siècle.
La branche cadette était aussi possessionnée à Senarclens, mais moins avantageusement que l'aînée. Toutefois, elle y avait également sa maison forte, l'actuel château du bas du village.
On verra plus loin comment une branche des de Senarclens revint, après une absence de 315 ans.
Il ne faut pas oublier, non plus, la maison seigneuriale du haut du village, que l'on dit dater de l'époque de la révolution, mais dont les fondements pour le moins, sont beaucoup plus anciens. Indubitablement, il s'agissait aussi d'une maison forte.

En 1597 - LL.EE. de Berne érigent le village de Senarclens en seigneurie avec «omnimode juridiction », sauf le droit de dernier supplice, en faveur de noble François Charrière. Après sa mort, ses fils Jean-Michel et Samuel se partagèrent cette terre. Il n'y avait donc plus à Senarclens un seigneur, mais deux coseigneurs.
La branche cadette des Charrière, issue de Samuel, conserva ses possessions jusqu'à la Révolution de 1798, entre autres la maison seigneuriale du haut du village. C'est dans cette maison que vécut l'historien Louis de Charrière, au milieu du siècle passé.

En 1678 - Incendie de Senarclens. Huit habitations et sept ruraux sont détruits. Ce grave incendie étant survenu au mois d'août, toutes les suppositions sont permises: coup de foudre, sécheresse, négligence, criminalité. Mais, chose curieuse, rien ne figure au sujet de cet incendie dans les écrits de Louis de Charrière, ni dans le dictionnaire historique vaudois de Mottaz. Ces faits ont été connus de l'auteur de ces lignes par E. Kupfer, dans son « Morges dans le passé » (époque bernoise) et par les archives communales de Morges et de Cossonay. Les procès-verbaux des conseils de ces deux villes mentionnent en effet l'acte de solidarité qui suivit la catastrophe: une collecte auprès des autorités locales et de la population.

En 1751 - L'Hoirie de noble Pierre-Daniel de Senarclens, seigneur de Vufflens-le-Château, acquiert (plus exactement achète) une partie de la terre de Senarclens. On se rappelle que la branche cadette des de Senarclens avait quitté le village de ses ancêtres en 1436.
Ainsi, après une absence de 315 ans, la famille de Senarclens est à nouveau présente. Elle partage la coseigneurie du village avec les de Charrière.

En 1756 - Une abbaye militaire fut fondée à Senarclens en 1756. Nul doute que cette abbaye fut à la base de l'actuelle société de tir.

En 1798 - C'est la Révolution vaudoise, avec les profonds bouleversements que l'on connaît. L'ancien régime fait place presque nette et les familles de Senarclens et de Charrière quittent leurs biens. Enfin, presque tous car le plan cadastral de 1828-1933 leur attribue encore quelques propriétés foncières.

 André Rochat, Senarclens, août 1982